- MenuRetour
- PROMOTIONS
- Photo, Vidéo, Drones
-
-
Appareils Photo, Caméras & Drones
-
-
-
-
-
- Objectifs
-
-
Objectifs Photo & Cinéma
-
-
- Objectifs pour :
-
-
-
-
-
-
- PACKS PANAJOU
- Accessoires
-
-
-
Accessoires pour appareils photo
-
-
-
-
-
-
-
-
Accessoires pour objectifs photo & vidéo
-
-
-
-
-
-
-
Accessoires Vidéo & Audio
-
-
-
-
-
-
-
Sacs photo & étuis
-
-
-
-
-
-
-
Trépieds & Monopodes
-
-
-
-
-
-
-
Éclairages, Fonds de studio & Supports
-
-
-
-
-
-
-
Impression & Traitement d'image
-
-
-
-
- Observation
-
-
Observation
-
-
-
-
-
-
-
- Argentique
-
-
Argentique
-
-
-
-
-
- Occasions
-
-
Occasions
-
-
-
- J'ai du matériel à vendre
Panajou reprend votre matériel
-
Je fais estimer mon matériel et Panajou le propose à la vente
Nous reprenons votre matériel et après un contrôle de son bon fonctionnement nous le proposons à la vente pour une seconde vie avec une garantie de 12 mois
Lancer mon estimation
-
-
Max Grun, un collectionneur pas comme les autres !
Max Maurice Grun, alias Max, est un collectionneur célèbre de Gironde, notamment pour la passion qu’il voue à la Maison Panajou depuis sa tendre enfance. Portrait et échanges avec un homme franc, simple, drôle et passionnant !
La photo, son héritage depuis l’enfance
Max est né à Bordeaux un jour de septembre 1947 et il a vécu ses premiers pas dans la vie au cœur de l’impasse Lherisson (devenue une allée) puis près du quartier St-Augustin. Une vie remplie de jazz et surtout… de photographie !


Il était une fois la famille Grun

A l’origine, ses parents, Laure Kern et Christian Grun, sont des Lorrains pure souche mais son papa, professeur d’Allemand, est envoyé en Gironde durant la Seconde Guerre mondiale où il combat aux côtés du Front du Médoc (FFI). Christian Grun a été médaillé, recevant entre autres la Légion d’honneur, pour avoir intercepté les plans des mines allemands.
Max fait partie d’une grande fratrie puisqu’il a un frère aîné, Jean-Paul, né en 1939 en Lorraine, une sœur aînée, Françoise, née à Poitiers en 1943 et un petit frère, Robert, né en 1957 à Bordeaux.
Une famille aimante (Françoise est restée mère au foyer), très créative et douée pour la musique (Robert est intarissable sur le Blues et le Jazz, Christian Grun est passionné et pratiquant assidu de musique classique), la peinture (Jean-Paul a été professeur d’arts plastiques aux Beaux-Arts de Bordeaux et en faculté) et… la photographie.

La photo, de père en fils


C’est grâce à son papa, amoureux et pratiquant assidu de photographie, que Max est très tôt, à 5 ans, bercé par la pratique de la photo, agrandissant lui-même des clichés à même le sol ! « On n’avait pas de place en hauteur, positionnés à genoux, mais quelle époque et que de bons souvenirs... », se souvient Max.
Christian Grun fait l’acquisition de beaux équipements, notamment un agrandisseur FOCA en noir et blanc de marque OPL (Optique et Précision de Levallois) auquel il tenait beaucoup, une sorte de « copie de Leica, en moins cher » précise avec amusement Max.
Son papa est, par la suite, le premier à détenir un agrandisseur couleur à Bordeaux, certainement acheté chez Panajou.
A la Libération, le père de Max reprend son métier de professeur agrégé à l’Université à Montaigne ; homme à la vie remplie, il devient aussi vice-président de l’Université de Talence et anime des conférences sur la musique classique à Bordeaux au sein de l’association Les amis du Grand Théâtre.

Les Black Bottom Jazz Band.
C’est au milieu de cet univers si riche que Max grandit. Après Montluçon et Thouars, Max finit son service militaire à la direction du matériel à la célèbre caserne Xaintrailles, située boulevard du Général Leclerc à Bordeaux.
Ayant choisi le métier d’opticien, très pratique pour servir sa passion pour la photo, Max est d’abord salarié dans un magasin situé à Grand Parc, Medicoptic, puis directeur de l’enseigne devenue Optic33, tout en nourrissant une autre passion, la musique de Jazz New Orléans. Il monte même un orchestre en 1968, Les Black Bottom Jazz Band. Sa spécialité, la trompette mais Max sait jouer d’autres instruments comme le piano et la batterie.
Des marques prestigieuses, des pièces rares pour une collection remarquable
Au-delà de ses talents, c’est bien sa vie de collectionneur qui rend cet homme si unique et qui fait que tout un chacun voudrait parler avec lui des heures durant !
Le premier appareil photo de Max, ce fut un Pontiac déniché aux anciennes Puces de Mériadeck, lieu incontournable de tout collectionneur ou chineur à l’époque. Il a 12 ans et c’est en tout cas pour lui le début d’une longue et impressionnante collection d’appareils et d’équipements dédiés à la photo, toutes marques parmi de prestigieuses (Leica, Zeiss, Voigtländer), toutes pièces parmi de bien rares.
A 30 ans, Max achète son premier Canon AE-1 Program, un appareil resté une référence dans l’univers de l’argentique.

De belles marques de boîtiers accumulées au fil des décennies



Il collectionne d’autres beaux bébés signés de la marque Canon mais ses collections les plus remarquables sont Pontiac et Royer dont il détient quasiment toutes les pièces, Emil Suter, marque suisse superbe, la prestigieuse marque française Mackenstein avec une belle collection de visionneuses ou encore près de 300 boîtiers de marque Kodak dont certains modèles militaires ont servi aux Américains lors des deux conflit smondiaux, notamment le Koda Medalist et le Mercury de la marque américaine Univex, pour des opérations de reconnaissance ; certains appareils datent de 1898… une chance de pouvoir les admirer depuis la paisible demeure de Max.


Citons aussi sa collection de petites chambres métalliques portatives de la marque Ernemann, des équipements d’une grande élégance et de haute technologie datant des années 1920 qu’il est fier de montrer tant les pièces sont belles et réalisées grâce à un travail d’orfèvre.
Pour l’anecdote, après la faillite de Pontiac en France, la marque s’est installée au Maroc, à Casablanca, et Max a déniché le premier appareil produit là-bas et estampillé « Made in French Marocco ».
Il abrite également des téléobjectifs de la marque H. Bellieni, un ancien concurrent de Panajou Frères, dont deux modèles très rares.
Max conserve aussi religieusement des appareils photo couleur de marque Mamiya Press 6-9 et 6-7 ayant appartenu à son papa.

« scénographe Candèze »
Et en parlant de rareté, détaillons le trésor qu’il bichonne, à savoir le premier appareil photo portable, un scénographe E. Deyrolle Fils à Paris inventé par l’entomologiste belge, Ernest Candèze en 1874.
Nommé « scénographe Candèze », l’appareil, en parfait état de conservation, est équipé d’un objectif simple, d’une obturation par bouchon, d’un soufflet en soie noire et fonctionne avec des plaques 10X15.
Collectionneur jusqu’aux bout des doigts, Max a acheté et récupéré bon nombre de 24X36 et des boîtiers et accessoires, des objectifs datant des 19 et 20e siècles, des chambres, qu’il a rénovés ou complétés. Opticien de métier, il aime vraiment réparer tous ses trésors et réalise même le verre dépoli pour les chambres photographiques.
Dans sa collection, Max a aussi détenu des appareils russes mais il ne les a pas gardés longtemps car ils étaient peu réparables. Max a enrichi sa collection avec des Leica anciens, bien sûr, surtout des notices, des plaques stéréoscopiques en verre et en carton, et un nombre incroyable de livres, beaucoup datant de la fin du 19e siècle, formant une collection inestimable.
Près de 3 000 boîtiers habitent l’antre de Max, rien que cela ! Un vrai musée, riche en trouvailles au fur et à mesure du temps, grâce au bouche à oreille mais aussi à ses déplacements dans les brocantes, les puces ou chez les antiquaires.
Car, chaque voyage, que cela soit avec son orchestre de Jazz ou avec sa femme Maryel, à laquelle il est marié depuis 1972, est l’occasion d’aller chiner des boîtiers, des plaques, des visionneuses, des chambres ou toute pièce de collection, que cela soit en France ou en Europe.
Avec le temps, les gens venaient à lui pour leur parler de leurs propres trouvailles. C’est toujours le cas aujourd’hui car Max reçoit des pièces chez lui émanant de différents pays.
Il s’adresse et échange exclusivement avec des collectionneurs, des marchands, des clubs.
Connu comme le loup blanc, il envoie souvent son épouse négocier des pièces afin d’obtenir un prix plus juste et éviter ainsi la possible surenchère !
Et si on lui demande quel appareil il choisirait s’il devait n’en conserver qu’un seul, il répond sans hésitation :
« Cela serait l’un de mes Kodak de 1888 car il marquait vraiment le début de la vraie photographie ».
.jpg)
.jpg)
.jpg)
Une pratique talentueuse de la photographie
Amoureux fou de la photo tant pour les objets que pour la pratique, Max a toujours un appareil en main, quels que soient ses déplacements. Le noir et blanc est vite devenu son sujet de prédilection et Eugène Atget, son photographe de prédilection avec ses beaux clichés de la ville de Paris.
Au-delà du plaisir à manipuler des boîtiers avec toutes sortes de zoom dessus afin d’en contempler ensuite les différents rendus, Max a réalisé, au même titre que son épouse, une pratiquante de talent, des photos animalières et surtout des photos de paysage car c’est un féru et un spécialiste de la photo de haute montagne (Le Mont-Blanc, la Suisse, le Mont Cervin). Un talent qui en dit long sur ses connaissances techniques et sa passion pour la photo...
Il possède quelques appareils photo numériques, notamment des Nikon D4S, une marque qu’il aime surtout pour ses objectifs.

Une visionneuse tout format à 2 objectifs intégrant des plaques en verre
Mais le dada de Max reste vraiment la pratique de la photo d’antan, notamment la stéréoscopie qui met en scène une visionneuse tout format à 2 objectifs intégrant des plaques en verre et permettant d’obtenir un rendu en 3D. Une passion qu’il partageait d’ailleurs avec son frère aîné, Jean-Paul.
Des appareils surprenants qui offrent une qualité impeccable en termes d’images. C’est ainsi que nous pouvons visionner et admirer des clichés sur plaques stéréoscopiques en verre, en positif, au format 6-13, de la Mer des Glaces d’antan, réalisés par différents photographes de talent, ou les sorties du Vélo Club Bordelais, une association créée par quatre férus de vélo dont Fernand Panajou.
Car les frères Panajou étaient passionnés par cette discipline et ils ont coorganisé de nombreuses courses de cyclisme, notamment la célèbre course Bordeaux-Paris.
Une collection de 100 plaques de verre stéréoscopiques de sorties entre passionnés de cyclisme qui n’ont pas de prix. Sans oublier une collection de prestige qu’il chérit, la collection Panajou…
Max et Panajou, une grande histoire d’amour et de passion
Max a connu Panajou en s’y rendant avec son papa, du temps où la boutique était située au 50, allées de Tourny.
Et entre lui et Panajou, c’est devenue une grande d’histoire d’amour et de passion. C’est donc naturellement qu’il a débuté une fascinante collection dédiée à la Maison Panajou qui demeure une référence en matière de photographie.
Une « chasse aux trésors » dédiée à Panajou
Max a d’abord admiré les belles machines de Panajou en tant qu’enfant avant d’en faire l’acquisition au fil des décennies.
L’histoire de Panajou est finalement étroitement liée à celle de ce collectionneur sans égal.
Pour cause, Panajou a connu différents propriétaires et modes de gestion après le décès des Frères Panajou qui avaient repris l’affaire suite au retrait de leur père, Henri Panajou, en 1890 : ainsi, « l’atelier Henri Panajou » devint « Panajou Frères ».
Bon nombre d’objets ont été éparpillés, perdus, cassés ou rangés loin de tous les regards. Fruits de ses recherches, de sa persévérance et de sollicitations de personnes ayant rayonné autour de Panajou au fil du temps, notamment d’anciens clients, Max a réuni un ensemble de précieux et rares objets élevés au rang d’archives : des chambres photographiques, des visionneuses, des photos, des plaques en verre, des courriers, des photos-revues, des factures, des trépieds, un appareil magazin de 1897… que de trésors, venant de toute l’Europe et surtout de France, de Belgique et d’Angleterre !
Et cette quête si prestigieuse n’aurait pas eu la même saveur sans le concours d’hommes devenus des amis de Max, à savoir Jean-Paul Gallois, ancien directeur de Panajou, Michel Le Collen, photographe d’aviation reconnu, Paul Martin, photographe amateur de talent, ou encore M. Elbaz, encore proche de la team Panajou. Digne d’une chasse aux trésors, cette collection Panajou peut être visible au sein du concept store de Panajou à Bordeaux.

Max a d’abord admiré les belles machines de Panajou en tant qu’enfant avant d’en faire l’acquisition au fil des décennies.
L’histoire de Panajou est finalement étroitement liée à celle de ce collectionneur sans égal.
Pour cause, Panajou a connu différents propriétaires et modes de gestion après le décès des Frères Panajou qui avaient repris l’affaire suite au retrait de leur père, Henri Panajou, en 1890 : ainsi, « l’atelier Henri Panajou » devint « Panajou Frères ».
Bon nombre d’objets ont été éparpillés, perdus, cassés ou rangés loin de tous les regards. Fruits de ses recherches, de sa persévérance et de sollicitations de personnes ayant rayonné autour de Panajou au fil du temps, notamment d’anciens clients, Max a réuni un ensemble de précieux et rares objets élevés au rang d’archives : des chambres photographiques, des visionneuses, des photos, des plaques en verre, des courriers, des photos-revues, des factures, des trépieds, un appareil magazin de 1897… que de trésors, venant de toute l’Europe et surtout de France, de Belgique et d’Angleterre !
Et cette quête si prestigieuse n’aurait pas eu la même saveur sans le concours d’hommes devenus des amis de Max, à savoir Jean-Paul Gallois, ancien directeur de Panajou, Michel Le Collen, photographe d’aviation reconnu, Paul Martin, photographe amateur de talent, ou encore M. Elbaz, encore proche de la team Panajou. Digne d’une chasse aux trésors, cette collection Panajou peut être visible au sein du concept store de Panajou à Bordeaux.
A la reprise de la boutique Panajou par l’une des gérantes, Melle Constantin, nommée par Madame Panajou, l’épouse de Rémi Panajou, qui restait propriétaire des lieux, Max possédait déjà une belle collection.
Il a mis la main sur de nouvelles pépites stockées dans la cave personnelle de cette dernière qui, hasard incroyable, était aussi sa voisine : un scénario digne d’un film dans lequel Max serait notre Harrison Ford français !
Et Max a continué son minutieux travail de détective, en battant le pavé de bourses aux collectionneurs à Poitiers, en Charentes ou encore au Teich, afin d’acquérir d’autres pièces et il témoigne : « Au fur et à mesure, j’achetais dès que je voyais que c’était des objets avec la plaque Panajou. J’ai constitué une belle collection d’appareils en bois, chose assez rare ».
Parmi ces trésors, se trouve une grande chambre Panajou avec un pied en bois, une pièce en très bon état doté d’un objectif de grande qualité qui coïncide avec l’année de la chambre : Max est très rigoureux sur ce point, chaque accessoire doit être associé à la bonne date !
Et cette magnifique visionneuse stéréoscopique renfermait des plaques en verre sur lesquelles on peut visionner un vol de montgolfières qui s’est tenu Place des Quinconces !
« Un fou et un branque comme moi, il n’y en a pas 36 de toute façon ! »
Découvrir une pièce portant la plaque Panajou est toujours une délectation pour Max dont la vie de collectionneur demeure une aventure de tous les instants !
En effet, il a récemment acquis deux photographies auprès d’un antiquaire de Périgueux. Ces deux photographies anciennes, qu’il a soigneusement pris le temps de rénover, proviendraient du château de la Tour-Rouge (devenu Château Tour-Rouge et producteur de vins à ce jour) situé sur les coteaux de la commune girondine La Roquille, près de Sainte-Foy-la-Grande ; lieu de vie de Henri Panajou quand il s’est retiré pour laisser ses fils gérer la Maison Panajou.
Le premier tirage montre un homme et le second une femme et un enfant assis sur ses genoux. Max émet la probabilité qu’il s'agit des parents de Henri Panajou et de Henri lui-même, tout en datant, avec prudence, les deux découvertes de la fin du XIXe siècle : entre 1880 et 1890 bien que le doute reste permis.
Et d’autres précieuses archives devraient, selon le souhait de Max, arriver chez Panajou qui, à ses yeux, pourrait ériger un musée en l’honneur de tous ces objets fascinants, d’une qualité rare afin de le faire découvrir au plus grand nombre.
A chaque échange ou rencontre, Max partage sa passion, ses connaissances et donne même des appareils aux plus jeunes pour leur permettre de s’initier à la photo, celle qui fige l’instant en prenant le temps…

Tout un univers magique pour qui aime la photographie et sa longue histoire, magistralement racontée par Max, expert de l’histoire de Panajou, lequel ajoute même sur le ton de l’humour franc qu’on lui connaît « Un fou et un branque comme moi, il n’y en a pas 36 de toute façon ! »
Alors Max, à quand un événement dans les murs de Panajou, entouré de ton épouse Maryel, de tes deux enfants, Benoit et Laurent, et tes deux petits-enfants, Romane et Wilo, pour nous conter l’histoire de ces si beaux objets que tu as sortis de l’ombre avec passion pour les baigner de lumière ? A l'occasion des la célébration des 160 ans de Panajou sans nul doute.
Amicalement,
Christelle, la rédactrice web de la Team Panajou
Articles similaires